Le gouvernement fédéral supprime les quotes-parts du PFSI pour certains services de santé

Plus tôt cette année, OAC a informé ses membres que des changements au Programme fédéral de santé intérimaire (PFSI) entraîneraient l’instauration de quotes-parts de 30 % pour les services de santé supplémentaires, notamment les services d’orthophonie, les évaluations audiologiques et les appareils et accessoires fonctionnels tels que les appareils auditifs. 

OAC s’est ensuite jointe à plus de 40 organismes nationaux de la santé par l’intermédiaire du GIAS (Groupe d’intervention action santé) pour demander au gouvernement fédéral d’annuler les quotes-parts. OAC a également soulevé la question dans sa soumission prébudgétaire fédérale de 2026, recommandant que les personnes vulnérables et les mineurs soient exemptés des quotes-parts du PFSI afin de réduire le fardeau administratif et les enjeux éthiques pour les fournisseurs de soins de santé qui offrent des soins financés par les fonds publics. 

À la suite de ces efforts de défense des intérêts, le gouvernement fédéral a apporté des modifications au PFSI qui sont entrées en vigueur le 31 juillet 2026. Plusieurs produits et services sont passés de la couverture supplémentaire à la couverture de base et ne sont donc plus assujettis à la quote-part de 30 %. Parmi les changements qui concernent les membres d’OAC figurent certaines fournitures d’alimentation et certains appareils respiratoires, ainsi que les implants cochléaires et les dispositifs auditifs à ancrage osseux. Les services d’orthophonie en milieu hospitalier sont également couverts par la couverture de base du PFSI. 

Il s’agit d’une avancée bienvenue pour les membres d’OAC et les personnes qu’ils servent.

Référence : Article du Toronto Star 

Ce que la nouvelle Stratégie nationale d’intelligence artificielle du Canada pourrait signifier pour la santé de la communication et de l’audition

Le gouvernement du Canada a récemment publié sa nouvelle Stratégie nationale d’intelligence artificielle du Canada : L’IA pour tous. Bien qu’une grande partie des discussions publiques sur l’IA porte sur la croissance économique, l’innovation et la productivité, la stratégie comprend également plusieurs initiatives qui pourraient avoir des répercussions importantes pour les professionnels et professionnelles de la santé de la communication et de l’audition.

L’une des annonces les plus importantes est la création du nouveau Programme de missions en IA du Canada. La première mission portera sur les soins de santé et visera à accélérer l’adoption de l’IA dans les domaines du diagnostic, des soins aux patients et de l’efficacité du système de santé. À mesure que les gouvernements, les organismes de santé et les développeurs de technologies explorent le potentiel de l’IA pour soutenir la prestation des soins, de nouvelles possibilités pourraient émerger afin d’améliorer l’accès aux services d’orthophonie et d’audiologie, particulièrement pour les personnes vivant dans des communautés rurales, éloignées ou mal desservies.

Des technologies fondées sur l’IA sont déjà en cours de développement pour soutenir le dépistage de la perte auditive, l’évaluation de la parole et du langage, les systèmes de communication améliorée et alternative (CAA), la transcription et le sous-titrage automatisés, les soins virtuels ainsi que les outils d’aide à la décision clinique. Les innovations à venir pourraient permettre de repérer plus tôt les troubles de la communication, de l’audition et de la déglutition, de simplifier les parcours de soins et d’améliorer l’accès aux services pour les Canadiennes et Canadiens qui se heurtent actuellement à des obstacles aux soins.

Parallèlement, les systèmes d’IA peuvent créer de nouveaux obstacles si l’accessibilité en matière de communication n’est pas prise en compte dès leur conception et leur mise en œuvre. Les contenus générés par l’IA, qu’il s’agisse de la parole, des sous-titres, des résumés ou des transcriptions, doivent être suffisamment exacts pour permettre une communication efficace. De même, les systèmes d’IA devraient être mis à l’essai auprès de personnes ayant des troubles de la communication ou de l’audition, et leurs concepteurs doivent tenir compte du risque de biais lorsque les systèmes sont entraînés à partir de données qui ne représentent pas adéquatement les personnes ayant une parole atypique, une perte auditive, des différences linguistiques ou des besoins complexes en matière de communication.

OAC contribue déjà à cette réflexion grâce à sa participation au projet My Say: Exploring the Opportunities and Risks of AI-Assisted Communication, dirigé par l’Inclusive Design Research Centre de l’Université de l’EADO (OCAD University). Cette initiative dirigée par des personnes en situation de handicap examine les possibilités et les risques associés à la communication assistée par l’IA générative et contribuera à orienter l’élaboration de futures normes d’accessibilité et de lignes directrices applicables aux technologies d’IA.

Même si l’IA ne remplacera pas l’expertise clinique, le jugement professionnel et les relations humaines qui sont au cœur de l’orthophonie et de l’audiologie, elle est appelée à jouer un rôle de plus en plus important dans le paysage des soins de santé. OAC continuera de suivre l’évolution de ce domaine et de défendre la prise en compte de l’accessibilité en matière de communication et d’audition dès les premières étapes du développement de l’IA au Canada. Dans le cadre de ces travaux, OAC élabore actuellement un énoncé de position sur les répercussions et le rôle de l’IA dans les services de santé de la communication et de l’audition au Canada.

OAC réagit à l’annonce de la Colombie-Britannique concernant les aides auditives en vente libre

Hier, le 17 juin, le gouvernement de la Colombie-Britannique a annoncé qu’il autoriserait l’accès aux aides auditives en vente libre pour les adultes ayant une perte auditive perçue légère à modérée. Orthophonie et Audiologie Canada (OAC) reconnaît que de nombreux Canadiens se heurtent à des obstacles pour accéder aux soins auditifs et soutient les efforts visant à améliorer l’accès aux technologies auditives. Dans un même temps, OAC estime qu’il est essentiel de mettre en place des garanties réglementaires appropriées, de sensibiliser les consommateurs et de garantir l’accès à des services professionnels de soins auditifs afin de s’assurer que les aides auditives en vente libre soient utilisées de manière sûre et efficace.

OAC a répondu à la consultation du gouvernement de la Colombie-Britannique et soutient l’introduction des aides auditives en vente libre au Canada, sous réserve de la mise en place de garanties réglementaires solides. Ces aides auditives devraient être intégrées dans un écosystème plus large de soins auditifs où les audiologistes continuent de jouer un rôle essentiel pour l’évaluation, l’ajustement sécurisé et le suivi. Bien que les aides auditives en vente libre puissent améliorer l’accessibilité, l’implication des professionnels, la sensibilisation du public et une réglementation gouvernementale appropriée sont essentielles pour garantir leur utilisation sûre et efficace. Sans ces éléments, il existe un risque de diagnostic erroné, de retard dans le traitement des pathologies sous-jacentes ou d’une efficacité limitée des aides auditives.

En l’absence de directives fédérales ou d’une sous-catégorie nationale pour les aides auditives en vente libre, les provinces et les territoires mettent au point leurs propres approches dans le cadre de leurs mandats respectifs. Cette situation en constante évolution peut poser des défis tant aux professionnels qu’au public, d’autant plus que la réglementation et les conditions d’accès peuvent varier entre les provinces et les territoires. OAC continue de plaider en faveur d’un leadership fédéral plus fort dans ce domaine, notamment par l’adoption de normes claires et applicables en matière de sécurité, d’étiquetage et de performances des aides auditives en vente libre.

Pour les Canadiens, les aides auditives en vente libre représentent une option plus accessible, mais il est essentiel de prendre une décision éclairée. Les personnes qui envisagent d’utiliser des aides auditives en vente libre doivent savoir qu’un audiologiste peut les aider à déterminer si elles souffrent d’une perte auditive, à en identifier le type et la gravité, et à évaluer si ces aides auditives sont susceptibles de répondre à leurs besoins. Cette étape permet d’éviter des coûts inutiles, une utilisation inappropriée et des risques pour le public liés à une amplification incorrecte.

OAC poursuit son engagement en faveur de modèles de santé auditive dans lesquels les Canadiens ont accès à la fois à des technologies auditives innovantes et à l’expertise d’audiologistes lorsqu’ils en ont besoin. Bien que l’introduction d’aides auditives en vente libre sûres et efficaces pour les adultes ayant une perte auditive légère à modérée constitue un pas en avant vers l’amélioration de l’accès aux technologies auditives, elle ne résout pas entièrement la question plus large de l’accès équitable à des soins auditifs adaptés. Pour en savoir plus, consultez le récent exposé de position d’OAC sur les appareils auditifs en vente libre au Canada.

Mise à jour économique du printemps de 2026 : principales répercussions pour les orthophonistes et les audiologistes

Le gouvernement fédéral a publié la Mise à jour économique du printemps de 2026, intitulée « Un Canada fort pour tous ». OAC a analysé ce document afin de repérer les changements majeurs qui touchent nos membres et leurs patients, notamment en ce qui concerne le crédit d’impôt pour personnes handicapées (CIPH).

Réformes majeures du crédit d’impôt pour personnes handicapées (CIPH)

La mise à jour introduit des changements importants dans la manière dont les troubles de la communication et de l’audition sont évalués pour l’octroi d’une aide fédérale, évoluant vers un modèle davantage axé sur le diagnostic pour certaines affections spécifiques.

Nouveau volet « Diagnostic seulement »

Pour les personnes présentant des affections graves et permanentes, le gouvernement supprime l’obligation de fournir des descriptions détaillées des limitations fonctionnelles. À la place, les professionnels de la santé n’ont plus qu’à confirmer un diagnostic officiel.

Impact sur l’audiologie : La perte auditive bilatérale (sévère ou profonde) et la perte auditive profonde d’une oreille, combinée à une perte sévère de l’autre, donnent désormais droit à un traitement simplifié.

Impact sur l’orthophonie : Les personnes qui communiquent principalement par la langue des signes ou la lecture labiale sont désormais incluses dans la liste des diagnostics simplifiés.

Autorité de certification élargie (à partir de 2027)

OAC milite depuis longtemps pour la pleine reconnaissance de l’expertise des orthophonistes et des audiologistes. Nous sommes heureux d’annoncer que le gouvernement étendra l’autorité des orthophonistes pour certifier un éventail plus large de troubles relevant de leur domaine clinique, réduisant ainsi les délais d’attente pour les patients qui devaient auparavant obtenir la signature d’un médecin.

Valeur du crédit

Pour l’année d’imposition 2026, le montant du crédit d’impôt pour personnes handicapées (CIPH) est indexé à 10 341 $. Pour rappel, une attestation valide de l’admissibilité au CIPH est désormais la condition préalable obligatoire pour accéder à la Prestation canadienne pour personnes handicapées (PCPH), qui est devenue pleinement opérationnelle en juillet 2025.

Personnel de santé et soins interdisciplinaires

La mise à jour réaffirme le soutien fédéral au secteur des professions de la santé réglementées par le biais de plusieurs enveloppes de financement :

Soins de longue durée (SLD) : Nouveau financement spécifiquement réservé aux équipes interprofessionnelles afin d’atteindre les objectifs accrus en matière d’heures de soins directs.

Services pédiatriques : Investissements ciblés pour les centres de traitement intégrés, visant à réduire les listes d’attente dans les services liés à l’autisme et aux troubles du développement de la parole.

Modifications apportées au RPC : Les membres doivent noter que le taux de cotisation au RPC passera à 9,5 % à compter du 1er janvier 2027, ce qui apportera un léger allégement tant aux propriétaires de cabinets privés qu’à leurs employés.

Pour les membres : ce que cela signifie pour votre pratique

Les membres doivent se préparer à une augmentation des demandes d’attestations d’admissibilité au CIPH à la suite de ces changements.

Le point sur l’actualité législative : s’adapter aux changements en matière de diagnostic et aux défis liés à l’accessibilité en Alberta

La session législative de printemps en Alberta a donné lieu à un bilan mitigé pour le secteur de la santé de la communication. Si la nouvelle législation gouvernementale vise à moderniser les parcours de diagnostic, un effort important visant à établir des normes provinciales complètes en matière d’accessibilité a été suspendu.

Projet de loi 29 : Simplification des processus de diagnostic

Présenté en avril 2026, le projet de loi 29, intitulé Health Statutes Amendment Act, 2026 (loi de 2026 modifiant les lois sur la santé), propose un changement notable dans la manière dont les Albertaines et les Albertains interagissent avec le système de santé. La législation vise à réduire les obstacles administratifs aux services de prévention et de diagnostic.

  • Accès sans référence : Le projet de loi établit un cadre permettant aux Albertaines et aux Albertains d’accéder à des tests diagnostiques spécifiques sans avoir besoin d’une référence d’un médecin de première ligne.
  • Implications pour l’audiologie : Cette évolution vers le « libre accès » aux tests diagnostiques privés pourrait avoir une incidence sur le cheminement des patients vers les évaluations audiologiques, réduisant potentiellement le goulot d’étranglement causé par les délais d’attente en soins primaires.
  • Modernisation des soins : Le gouvernement présente le projet de loi 29 comme un moyen de donner plus d’autonomie aux praticiens au sein de la nouvelle structure de santé « à quatre piliers » en facilitant les modèles d’accès direct.

L’adoption du projet de loi 29 marque une avancée vers l’accès direct aux services de diagnostic, ce qui pourrait offrir de nouvelles opportunités aux audiologistes au sein du système de santé.

Le rejet du projet de loi 206 : Accessible Alberta Act (Loi sur l’accessibilité de l’Alberta)

Alors que le projet de loi 29 suit son cours, le projet de loi 206, Accessible Alberta Act (Loi sur l’accessibilité de l’Alberta), a été rejeté en deuxième lecture le 23 mars 2026. Cette proposition de loi d’initiative parlementaire visait à créer un cadre provincial pour les normes d’accessibilité dans plusieurs secteurs, y compris celui de la santé de la communication.

Le projet de loi visait à faire évoluer l’Alberta vers un modèle d’accessibilité proactif, similaire à la législation en vigueur dans d’autres provinces, plutôt que de s’appuyer sur un système de droits de la personne réactif, fondé sur les plaintes.

Le débat sur le projet de loi 206 a mis en évidence les difficultés persistantes à faire reconnaître l’accès à la santé de la communication comme un droit spécifique et fondamental. Les partisans du projet de loi ont souligné à quel point les lacunes dans les définitions actuelles, notamment celles concernant les animaux d’assistance qui facilitent la communication, peuvent conduire à l’isolement de certaines personnes.

À l’inverse, les opposants au projet de loi ont fait valoir que la législation existante était suffisante et que de nouvelles normes spécifiques à la communication risquaient de compliquer l’environnement réglementaire actuel.

Le rejet du projet de loi 206 montre la nécessité de poursuivre les efforts de plaidoyer afin de garantir que les obstacles spécifiques à la communication soient levés grâce à des normes provinciales proactives plutôt qu’à des protections générales en matière de droits de la personne.

OAC continuera de militer pour que l’accès à la communication soit reconnu comme un droit distinct.

OAC se joint au GIAS pour demander l’annulation des quotes-parts du PFSI

Orthophonie et Audiologie Canada (OAC) s’est jointe au GIAS (Groupe d’intervention action santé) pour signer une lettre adressée au gouvernement fédéral, dans laquelle elle demande instamment l’annulation des quotes-parts récemment annoncées dans le cadre du Programme fédéral de santé intérimaire (PFSI).

Comme indiqué précédemment, les changements qui doivent entrer en vigueur le 1er mai 2026 introduisent des frais à la charge des patients pour les médicaments sur ordonnance et les services de santé complémentaires destinés aux réfugiés et aux demandeurs d’asile. Aux côtés de plus de 40 organisations nationales de santé, OAC a fait part de ses préoccupations quant au fait que ces quotes-parts créeront des obstacles importants à l’accès aux soins essentiels, en particulier pour les personnes et les familles déjà confrontées à des vulnérabilités économiques et sanitaires.

Ces revendications s’inscrivent pleinement dans les priorités fédérales d’OAC, notamment :

  • Un accès équitable aux soins pour les personnes ayant des besoins en matière de communication, d’audition, de déglutition et d’équilibre;
  • Des interventions précoces et la continuité des services pour les enfants, les jeunes et les familles;
  • Le soutien à la viabilité du système de santé en prévenant les retards de soins qui entraînent une détérioration des résultats et à une augmentation des coûts du système.

Les réfugiés et les demandeurs d’asile arrivent souvent au Canada avec des besoins de santé complexes et non traités. Pour ceux qui ont besoin de services d’orthophonie, d’audiologie, de réadaptation ou d’appareils fonctionnels, même des quotes-parts modestes peuvent entraîner un report ou un abandon des soins, ce qui nuit à l’équité en matière de santé et va à l’encontre des engagements généraux du Canada en faveur de l’accès universel.

Par action collective avec GIAS, OAC réaffirme l’importance des politiques qui protègent l’accès aux services essentiels, réduisent la charge administrative pesant sur les prestataires et favorisent la santé et le bien-être des populations défavorisées. Nous continuerons à militer en faveur d’un système de santé qui donne la priorité à la communication, à la sécurité et aux soins pour tous au Canada.

Éléments importants du budget provincial 2026-2027 de la Saskatchewan

Le ministre des Finances de la Saskatchewan a présenté le budget de la province le 18 mars 2026. Le budget prévoit un déficit de 1,2 milliard de dollars pour l’exercice 2025-2026 et prévoit des déficits de 819 millions de dollars pour l’exercice 2026-2027 et de 608 millions de dollars pour l’exercice 2027-2028.

Vous trouverez ci-dessous quelques-uns des éléments les plus importants pour nos membres.

Modifications fiscales

Aucune modification n’a été annoncée concernant les taux d’imposition des particuliers ou des sociétés. Par conséquent, nos membres ne devraient pas constater de changement immédiat dans leur salaire net ni dans la planification fiscale de leur cabinet incorporé en 2026-2027.

Santé

La Saskatchewan a annoncé un investissement record de 8,5 milliards de dollars dans la santé afin d’améliorer l’accès aux soins dans toute la province. Cette somme comprend environ 5,15 milliards de dollars destinés à la Saskatchewan Health Authority, ce qui représente une augmentation d’environ 5 % visant à protéger et à améliorer l’accès aux soins de première ligne, aux soins hospitaliers, à la chirurgie et au service de diagnostic.​

Ce financement permettra de développer les services de santé mentale et de lutte contre les dépendances, de renforcer les soins de première ligne et les soins d’urgence, et de moderniser les installations et les technologies. Pour les orthophonistes, les audiologistes et les assistants en santé de la communication, cela pourrait se traduire par des rôles nouveaux ou redéfinis au sein des équipes de soins de première ligne, des services d’urgence et de soins intensifs, ainsi que des programmes de santé mentale et de lutte contre les dépendances, à mesure que le gouvernement met en œuvre les objectifs d’accès de sa stratégie « Patients First ».

Le gouvernement de la Saskatchewan a également annoncé récemment le plan de soins de santé « Patients First ». Ce plan comprend notamment les priorités suivantes :

  • élargir l’accès aux soins;
  • améliorer le recrutement, la fidélisation et la formation;
  • moderniser la prestation des soins et le champ d’exercice;
  • améliorer la sécurité et la qualité des soins; et
  • améliorer les installations et les équipements.

Dans le cadre de la modernisation de la prestation des soins et du champ d’exercice, le plan indique explicitement que les prochaines étapes consistent à « cerner de nouvelles possibilités pour élargir les rôles des infirmières praticiennes et des professionnels paramédicaux, y compris les ergothérapeutes, les physiothérapeutes et les orthophonistes, à l’échelle de la province », ce qui ouvre la voie à une plus grande présence de l’orthophonie et de l’audiologie dans les cliniques communautaires, les soins de première ligne et les modèles de soins virtuels.

Le gouvernement de la Saskatchewan prévoit également d’augmenter considérablement le nombre d’infirmières praticiennes et d’autres prestataires de soins de première ligne, avec l’objectif déclaré que « chaque résident dispose d’un prestataire de soins de première ligne d’ici la fin de 2028 », ce qui pourrait influencer la conception des équipes interprofessionnelles de soins de première ligne et soulever des questions quant à la place des services de communication et de dysphagie dans ces modèles.

Éducation

Le gouvernement investira 3,6 milliards de dollars dans l’éducation de la maternelle à la 12e année, l’apprentissage précoce, les services de garde d’enfants et les bibliothèques. Cela inclut le maintien du soutien aux services de garde à 10 dollars par jour et la création de places supplémentaires en service de garde, ce qui pourrait accroître encore la demande de services d’orthophonie et d’audiologie pour la petite enfance dans des systèmes préscolaires et scolaires déjà sous pression.​​

Enfin, un engagement de 9,9 milliards de dollars a été annoncé pour soutenir la mise en œuvre des programmes postsecondaires de thérapie respiratoire, d’ergothérapie et d’orthophonie qui débuteront cet automne, selon un communiqué de presse provincial. Cet engagement vise à soutenir le recrutement, la rétention et la formation, dans le cadre de l’initiative « Patient First », ce qui représente une étape importante pour développer le bassin provincial d’orthophonistes et d’autres professionnels paramédicaux. Des informations supplémentaires sur les stages cliniques, le financement à long terme, ainsi que les ressources et le soutien destinés aux formateurs cliniques seront essentielles pour nos professions.

L’importance de la stratégie pancanadienne de données pour les membres d’OAC

Effectif de la santé Canada a publié la stratégie pancanadienne de données sur la main-d’œuvre en santé, une initiative nationale visant à combler les lacunes de longue date dans la collecte et le partage des données sur la main-d’œuvre en santé à l’échelle du pays. La fragmentation et le manque de cohérence entre les données ont nui à une planification efficace pour de nombreuses professions de la santé, notamment l’orthophonie et l’audiologie.

En tant que membre actif du Groupe consultatif sur la stratégie en matière de données, OAC a joué un rôle actif dans le développement de cette initiative et s’est assuré que les besoins et les réalités du personnel de santé en communication soient pris en compte tout au long de son élaboration.

L’approche de la stratégie pancanadienne de données sur la main-d’œuvre en santé est étroitement alignée sur les défis et les priorités que les membres d’OAC continuent d’identifier.

L’importance du soutien aux membres dans l’ensemble de la main-d’œuvre

Des données nationales plus solides sur l’offre, la mobilité et la répartition de la main-d’œuvre contribueront à mettre en lumière les pressions auxquelles sont confrontés les professionnels de la santé de la communication dans leur pratique quotidienne. Ces données viennent étayer les efforts de défense des intérêts d’OAC visant à accroître les capacités de formation, à améliorer les mesures de soutien au recrutement et à la rétention, et à élargir les programmes fédéraux qui reconnaissent les contributions essentielles des orthophonistes, des audiologistes et des assistants en santé de la communication.

L’importance d’un meilleur accès aux services d’orthophonie et d’audiologie

Un système de données coordonné permettra d’identifier plus facilement les régions où les délais d’attente sont les plus longs, où les services sont limités ou où l’accès à des équipements sûrs et innovants doit être amélioré de toute urgence. Cela s’inscrit dans le prolongement des efforts continus d’OAC pour garantir que les Canadiens puissent avoir accès aux soins et aux outils de santé de la communication qui permettent à nos membres de fournir des services de haute qualité, fondés sur des données probantes.

L’importance d’améliorer l’accès aux soins de santé en communication dans les communautés autochtones et isolées

La stratégie met l’accent sur une collaboration respectueuse avec les partenaires des communautés autochtones, inuites et métisses, ce qui renforce le travail d’OAC visant à développer des services d’orthophonie et d’audiologie ancrés dans la culture et dirigés par les communautés. L’amélioration des données permettra de mieux planifier les initiatives de santé en communication mobiles, virtuelles et dirigées par les communautés autochtones dans les régions où l’accès à ces services demeure limité.

L’importance de renforcer la prise en charge précoce des troubles de l’audition et de la communication chez les enfants

Des données nationales fiables permettront d’identifier les lacunes persistantes en matière d’intervention précoce, que ce soit dans les structures d’accueil de la petite enfance, les programmes de dépistage ou les services de soutien communautaires. Ces données viennent étayer le plaidoyer d’OAC en faveur de la mise en place de lignes directrices nationales de dépistage et d’intervention précoces des troubles auditifs et d’une intégration renforcée des orthophonistes et des audiologistes dans les environnements d’apprentissage précoce, afin de s’assurer que les enfants bénéficient d’un soutien rapide et adapté.

En améliorant la cohérence, l’accessibilité et l’interopérabilité des données sur la main-d’œuvre à l’échelle du pays, la stratégie pancanadienne de données sur la main-d’œuvre en santé renforce les efforts de défense des intérêts d’OAC à l’échelle nationale et contribue à créer un avenir où les soins de santé en communication seront plus équitables, plus rapides et mieux adaptés aux besoins de tous les Canadiens.

Consultez la stratégie à healthworkforce.ca/fr/resources.

OAC plaide en faveur d’un meilleur accès à la communication dans les normes nationales en matière d’éducation en santé

OAC a le plaisir d’informer ses membres que nous avons officiellement soumis une réponse détaillée à l’Organisation de normes en santé (HSO) concernant l’examen public du projet de norme CAN/HSO 40001:2025 (F) Éducation en santé. Notre soumission, éclairée par l’expertise de membres d’OAC, visait à s’assurer que le point de vue des professionnels de la santé de la communication soit pris en compte dans l’élaboration des critères nationaux en matière d’agrément.

L’un des thèmes centraux soulevés dans les commentaires d’OAC concernait l’importance de faire évoluer la définition de la communication dans la norme. Si le projet met à juste titre l’accent sur « la santé par les personnes », notre soumission soulignait que l’accès véritable à la communication n’est assuré que lorsque les patients et leurs prestataires de soins peuvent prendre part à une interaction bidirectionnelle efficace, plutôt que de n’être que de simples destinataires de l’information. Sans cette interaction, des occasions d’apprentissage et de prestation de soins inclusifs et sûrs risquent d’être manquées.

Dans sa réponse officielle, OAC a proposé plusieurs améliorations importantes au projet de norme :

  • Renforcer l’équité : Nous avons salué l’inclusion d’identités sociales, mais avons recommandé que l’on accorde plus explicitement la priorité aux capacités et à la langue en tant que piliers fondamentaux d’une conception équitable des services.
  • L’accessibilité dans les simulations : Nous avons plaidé pour que les simulations cliniques comportent des stratégies interprofessionnelles impliquant plus particulièrement des clients ayant des troubles de la communication. Nous avons également insisté sur le fait que les exercices de simulation de situations d’urgence doivent prévoir des alertes visuelles et tactiles (comme une signalisation clignotante) afin d’inclure les personnes malentendantes ou malvoyantes.
  • Modalités et droits des apprenants : OAC a demandé que la norme garantisse aux étudiants le droit d’être informés des risques dans la modalité ou la langue de leur choix, et que les plans d’études individualisés (PEI) mentionnent explicitement les mesures de soutien environnementales telles que les systèmes de boucles auditives et le sous-titrage.
  • Compétences essentielles : Nous avons proposé que le « soutien en faveur de l’accès à la communication » et les « stratégies de partenaires de communication » soient reconnus comme des compétences cliniques essentielles, au même titre que les soins tenant compte des traumatismes et la sécurité culturelle.

Notre soumission était étayée par une liste complète de références sur la recherche en matière d’accès à la communication et de consultations avec des experts en la matière. Nous avons rappelé à la HSO que les obstacles à la communication constituent l’un des principaux facteurs à l’origine d’événements indésirables évitables dans le domaine de la santé. En intégrant nos propositions dans la formation des professionnels de la santé, nous pouvons faire en sorte que les futurs prestataires de soins puissent offrir des soins plus sûrs et plus inclusifs.

OAC s’engage à suivre de près l’évolution de la norme CAN/HSO 40001:2025 jusqu’à sa publication officielle. Compte tenu de la crise des ressources humaines dans le secteur de la santé qui persiste à travers le Canada, il est impératif de promouvoir des approches innovantes en matière de prestation des soins de santé afin de répondre aux exigences de la charge de travail dans les milieux cliniques, grâce à une amélioration systématique des normes de soins de santé. En intégrant l’expertise des membres d’OAC dans les normes nationales de soins de santé, nous nous efforçons de réduire les obstacles à l’accès aux soins. OAC continuera d’informer ses membres des répercussions de ces normes sur nos professions et sur les patients que nous servons.