Projet de loi S-5 : Modernisation des données sur la santé pour les professionnels de la santé de la communication

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Le gouvernement fédéral a présenté le projet de loi S-5, Loi visant un système de soins de santé connecté au Canada. Actuellement aux premières étapes de son examen au Sénat, ce projet de loi vise à normaliser le partage des renseignements sur la santé au Canada. Pour les orthophonistes, les audiologistes et les aides en santé de la communication, ce projet de loi représente une avancée significative vers un système de santé plus intégré.

Le projet de loi S-5 met l’accent sur l’interopérabilité, soit la capacité des différents systèmes de dossiers médicaux électroniques (DME) à « communiquer » entre eux. Ce projet de loi exigerait des fournisseurs de TI qu’ils adoptent des normes communes et interdirait le « blocage de données », garantissant ainsi que les renseignements sur les patients suivent les patients plutôt que d’être confinés à un logiciel ou à un système clinique spécifique.

Les professionnels de la santé de la communication ont besoin d’un accès rapide aux données pour fournir des soins sûrs et efficaces. Cependant, de nombreux professionnels de la santé, en particulier ceux qui exercent en pratique privée ou en milieu communautaire, rencontrent des obstacles importants pour accéder aux dossiers médicaux provinciaux ou territoriaux ou y contribuer.

S’il est adopté, le projet de loi S-5 pourrait résoudre plusieurs problèmes de longue date :

  • Collaboration harmonieuse au sein des équipes : L’interopérabilité des DME permettrait aux orthophonistes, aux audiologistes et aux aides en santé de la communication de s’intégrer pleinement aux équipes interprofessionnelles, réduisant ainsi le besoin de procéder à des évaluations en double et de saisir manuellement les données.
  • Transitions plus fluides entre les soins : À mesure que les clients progressent dans le continuum de soins, la normalisation des données permettrait de s’assurer que les cliniciens ont facilement accès aux antécédents, aux notes de contact, aux résultats des tests et aux plans de soins pertinents.
  • Réduction de la charge administrative : En réduisant leur dépendance au papier et au télécopieur, les cliniciens pourraient consacrer moins de temps à la recherche de dossiers et plus de temps aux soins directs aux patients.
  • Visibilité professionnelle : Lorsque les services de santé de la communication sont visibles dans les dossiers numériques partagés, la valeur des professionnels de la santé de la communication au sein du système de santé dans son ensemble est plus clairement mise en évidence.

OAC suit de près les progrès du projet de loi S-5 au Sénat. Nous continuerons de plaider en faveur d’une inclusion significative des professionnels de la santé de la communication dans le paysage de la santé numérique au Canada.